Reconstitution des premières expériences de Niépce de 1816

Suivant scrupuleusement les indications de Nicéphore Niépce, Pierre-Yves Mahé et Jean-Louis Marignier reconstruisent sa “boîte”, ancêtre du boîtier photo, et y placent une lentille simple. Comme l’inventeur en 1816, ils patientent de longues heures pour que le soleil impressionne enfin les images.

 

Reconstitutions de rétines au chlorure d’argent

Ces négatifs ont été réalisés au moyen d’une chambre obscure reconstituée selon les indications données par Niépce dans ses lettres. Ils sont obtenus sur papier enduit de chlorure d’argent préparé selon la technique de Niépce retrouvée par Jean-Louis Marignier. Comparant sa chambre obscure à un oeil, Nicéphore appelle ces négatifs « rétines ».

Depuis 1989, Jean-Louis Marignier, spécialiste de l’étude des rayonnements avec la matière, décrypte les écrits de Niépce et entreprend l’analyse expérimentale de ses travaux. Il est le premier à avoir reconstitué avec succès les différentes étapes qui ont donné naissance au premier procédé photographique.
Pour que ses expériences collent au mieux à celles de Niépce, il est même allé jusqu’à retrouver le bitume de Judée que l’inventeur employait.

Prises de vue avec une réplique de l’appareil de Niépce

Ces photographies sur émulsion actuelle ont été réalisées avec une reproduction d’un des premiers appareils de Niépce.