Les quatre séjours de Daguerre  à Saint-Loup-de-Varennes.

Signature du contrat entre Niépce et Daguerre

Signature du contrat entre Niépce et Daguerre

Daguerre a séjourné par quatre fois chez Nicéphore Niépce à Saint-Loup-de-Varennes. La première fois, en décembre 1829 lors de la signature de l’acte d’association avec Niépce. Combien de jours demeura-t-il au Gras ? Niépce fit une démonstration de son procédé au bitume de Judée et Daguerre montra sa technique d’images phosphorescentes ainsi que l’a relaté Isidore :

« Lors de la passation de l’acte de société, M. Daguerre vint chez M. Niépce, alors dans sa campagne du Gras près Châlons-sur-Saône : l’inventeur du Diorama nous montra une petite boîte en carton contenant une poudre jaunâtre qui n’était autre chose que du sulfate de baryte calciné: cette poudre, sur laquelle il faisait tomber un rayon de lumière, conservait pendant quelque temps une propriété phosphorescente qui se détruisait graduellement et finissait par disparaître totalement dans l’obscurité. C’était tout simplement ce qu’on nomme phosphore de Bologne. »

En mai 1830, Daguerre écrivait à Niépce : « si vous voulez me promettre de me traiter avec moins de façon et plus sans cérémonie, j’irai avec plaisir passer une huitaine avec vous ; je vous éviterai par ce moyen la peine de vous déplacer ce qui ne serait qu’un plaisir pour moi, et je vous porterais votre chambre noire et tout ce qui pourroit être utile à nos opérations. »

Niepce et Daguerre, "Les bienfaiteurs de l'humanité". Emballage de chocolat.

Niepce et Daguerre, « Les bienfaiteurs de l’humanité ». Emballage de chocolat.

Daguerre revint à Saint-Loup-de-Varennes en juin 1830. Niépce raconte dans une lettre à son cousin Curley, en août 1830 : « M. Daguerre […] est venu passer une quinzaine de jours dans le courant de juin. Nous avons, pendant cette moitié de mois, travaillé sans relâche du matin au soir ; mais quoique nous ayons fait d’importantes améliorations à mes procédés, nous n’avons pas encore obtenu, sous le rapport de la promptitude, un résultat qui nous permette de nous servir utilement de la chambre noire que M. Daguerre m’a apportée. Outre sa chambre noire, nous savons par ailleurs que Daguerre apporta également à Niépce du résidu de la distillation de l’essence de lavande.

Le troisième séjour de Daguerre à Saint-Loup-de-Varennes eut lieu pendant l’été 1832. C’est pendant ce séjour que les deux hommes mirent au point le procédé du physautotype.

Quelques mois plus tard Daguerre revint au domaine du Gras en Novembre 1832. Les deux associés travaillèrent à nouveau à l’amélioration du procédé du physautotype, en trempant les épreuves sortant de la chambre obscure dans l’eau tirée du puits de Niépce, avant de révéler les images.

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